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Mieux comprendre

Suivant les approches, une séance BDSM peut être plus ou moins ritualisée, et le decorum, la mise en scène, peuvent être très élaborés, ou au contraire on peut rechercher une certaine simplicité. Mais quelles que soient vos préférences esthétiques, identifier un lieu et un moment réservés pour une séance permet de créer de la sécurité : en créant un seuil, une frontière pour sortir du quotidien et entrer dans la séance.
C’est cette coupure logistique qui permet au système nerveux de comprendre qu’il entre dans une zone protégée, où les rôles habituels (le travail, les tâches ménagères, la parentalité) sont mis sur pause.

L’organisation concerne aussi la structure de la séance. Après une forte décharge d’endorphines ou d’adrénaline, le corps refroidit rapidement et l’esprit peut se sentir vulnérable. Anticiper ce moment, c’est garantir un retour au calme en douceur. Préparer de l’eau et des verres, un plaid, du chocolat peut-être, peut faire partie de l’organisation de votre séance.

Avant de tester

La logistique est une alliée de votre sécurité affective. Préparer l’environnement permet de libérer l’esprit de toute charge mentale.

  • Le choix de l’espace
    Pour débuter, il est plus facile de privilégier le confort rassurant de la maison. Si vous fantasmez sur l’extérieur (forêt, lieu désert), anticipez les risques (notamment de lui d’être surpris par des promeneurs qui n’auraient pas consenti à cela…) et commencez par des lieux très isolés et maîtrisés.
    Mais un peu de rangement dans la chambre ou le salon, des lumières tamisées, des jouets préparés et bien rangés sur une table… il existe de nombreux moyens pour transformer provisoirement votre lieu de vie en espace de jeu !
  • Préparer l’aftercare
    Avant de commencer, installez à proximité immédiate de quoi vous réconforter après la séance. Prévoyez un plaid chaud, de l’eau pour vous hydrater, et pourquoi pas du chocolat pour recharger les batteries (suivant vos préférences bien sûr).
  • Le timing
    Ne commencez pas une séance si vous êtes pressé·e·s par le temps. Pour profiter de vos premières séances, Bloquez une vraie plage horaire où vous savez que vous ne serez pas dérangé·e·s.
    Il est aussi possible de profiter d’un moment rapide pour un “quickie” BDSM, mais cela demande d’être déjà habitués à entrer et sortir de ces rôles, de s’être mis d’accord au préalable sur ce qu’il est possible de faire sans prévenir, et de bien connaître les limites de chacun.
  • Le rituel d’entrée et de sortie
    À vous de trouver ce qui vous convient, du plus simple au plus protocolaire.
    Marquez le début et la fin du jeu par un geste (typiquement : s’agenouiller) ou un mot, allumer une bougie, mettre un collier, ou simplement dire “prépare-toi et attends-moi dans la chambre”… bref, d’une façon ou d’une autre, celle qui vous conviendra, indiquer le début de la séance.
    De même, éteindre la bougie, retirer l’accessoire ou se dire explicitement que c’est fini pour aujourd’hui marque le retour à la réalité, et la sorties des personnages, des règles relationnelles que l’on avait adoptés le temps de la séance.

Approfondir : 5 questions pour aller plus loin

  1. Quel serait le moment de la semaine où tu te sens le plus disponible mentalement pour que nous jouions ?
  2. Qu’est-ce qui pourrait t’aider à te sentir bien immédiatement après une séance (un bain, un massage, un plaid, du silence) ?
  3. L’idée de tester un lieu insolite (comme une chambre d’hôtel ou un espace extérieur) t’évoque-t-elle de l’excitation ou de l’inconfort ?
  4. Quel petit rituel simple pourrait nous aider à marquer la fin du jeu et le retour à notre quotidien de couple ?

Ressources

À lire :

  • Guide : L’intelligence érotique d’Esther Perel.
    Pour comprendre l’importance de se ménager des espaces érotiques hors du quotidien et de la routine.